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Lors du conseil municipal, l'élu label auche, Eric Edom, a rappelé la difficulté pour les personnes souffrant de handicap, à rédiger ce qu'on leur réclame comme preuve de leur volonté, "un projet de vie".
Cette difficulté et d'autres on été signalées à Label Gauche, qui offre sur ce forum, la possibilité de s'exprimer sur les problèmes que rencontrent au jour le jour, les malades, handicapés et accidentés..
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On a écrit à Label gauche.
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en débat:
A. 21/12/2010 |
J'ai rencontré au cours de mes emplois dans le secteur social beaucoup de personnes et je précise de toutes catégories sociales et pas seulement les personnes les plus démunies socialement, beaucoup donc qui rencontraient des difficultés lorsqu'il était demandé de décrire (et d'écrire) leur projet de vie.
Il faut savoir que les adultes handicapés sont des personnes qui souvent ont eu, avant le handicap, un parcours professionnel, une formation lorsqu'ils étaient plus jeunes, un métier , un avenir professionnel, une carrière professionnellle (comme on dit )parfois bien engagée et que le handicap qui survient (quelle que soit son origine maladie invalidante, accident) remet tout en cause parfois jusqu'à la vie familiale, les réalisations s'écroulent et le mot projet n'est plus dans leur vocabulaire, un long travail doit alors être entrepris pour que des projets , d'autres projets, refassent surface, il faut envisager un nouvel univers, un nouvel avenir évaluer et accepter ses propres capacités en fonction de ses nouveaux souhaits.
Le travail sur de nouveaux projets prend du temps et nécessite un travail sur soi.
Ce n'est pas au moment où tout ce qu'on a construit s'écroule qu'on sort des plans de sa poche pour reconstruire.
Là on est dans les aspects humains du travail social, aspects dont il ne doit jamais s'éloigner.
D'autres personnes du fait de leur handicap n'ont pas vraiment eu de projets à proprement parler, ces personnes évidemment rencontrent aussi des difficultés à tout à coup remplir ce genre de dossier.
Dans certains départements des structures de proximité (en quelque sorte les antennes des MDPH) certaines jusque dans des petites villes, ont été mises en place avec les MDPH pour aider les handicapés à ce travail sur le projet de vie et cela à peu près en même temps que s'est faite la mutation des COTOREP vers les MDPH.
Et puis il y a aussi à faire attention aux personnes qui nous entourent et pour lesquelles le handicap ne se voit pas de manière évidente.
Pour résumer, je dirai que le principal "bien être de vie " exprimé par les personnes handicapées qui le peuvent, ce sont les "petites victoires", un truc qu'on ne faisait pas ou plus et qu'on réussit à faire un jour puis un autre et autre , c'est peut être ça le "projet de vie " et pour tout le monde, handicapés ou pas , les petites victoires !
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F.L. 21/12/2010 |
Une histoire de plus à raconter.
Elle n'est pas, je l'espère, complètement significative de ce qui se passe, mais elle est vraie, et souligne quelques dysfonctionnements à combattre: Comment se font ou pourquoi ne se font pas certains signalements aux institutions sociales adhoc, ? Pourquoi n'aboutissent-ils pas? Quel suivi à améliorer pour éviter que ne se perdent certaines demandes ou descriptions de situations particulièrement douloureuses et difficiles? Quels contacts manquent entre les institutions qui se repassent les "cas"?
Jai connu dans un quartier de Saint-Nazaire un couple de frère et soeur de 85 et 87 ans.
Le frère handicapé mental assez grave a bénéficié pendant quelque temps d'aide sociale. Mais situation trop lourde ou usure, la prise en charge a cessé et n'était assurée au bout du compte que par la soeur.
Tous les deux habitaient au 3ème étage d'un immeuble sans ascenseur,.alors que lui ne pouvait se déplacer pratiquement qu'en fauteuil.
Pendant 7 ans, la soeur a répété une demande de mutation à Silène avant de laisser tomber faute de proposition.
Aujourd'hui, la femme est décédée et son frère a été placé à l'hospice de Mindin. On s'occupe de lui, il y est pris en charge.
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AY 19/12/2010 |
Des élus se vantent du travail réalisé pour les handicapés. Mais ils reconnaissent dans les rencontres, les problèmes des handicapés et leurs retards pour apporter des réponses.
Par exemple lors des "diagnostics en marchant" réalisés dans le cadre de l'ANRU pour les quartiers Ouest, il a été reconnu que la circulation des personnes en fauteuil notamment et celles à mobilité réduite, dans le quartier et dans le centre-ville était délicate, et il a été promis de les prendre en compte.
Un élu du PC s'est vanté d'avoir travaillé pendant 7 ans à la commission d'accessibilité pour les handicapés.
Mais au commissariat annexe de la Bouletterie, impossible pour un hémiplégique d'ouvrir la porte.
La Ville a construit une rampe douce pour accéder au commissariat et à l'antenne HLM mais sans prévoir de porte à déclanchement automatique ou par portier ou par bouton.
Accessibilité aux services publics par des rampes amménagées mais comment faire pour se rendre à ces services publics si les trottoirs sont occupés par des voitures. Dans de nombreuses rues les trottoirs sont réduits par l'empiètement de places parkings matérialisées par les services municipaux. On peut faire appel au taxibus, oui mais quand on est pauvre, avec le minimum retraite, ça coûte et ce n'est pas l'égalité pour tous.
Et l'accessibilité quand ont est handicapé et que l'on habite au 7e étage dans un immeuble où l'ascenseur est en panne presque chaque semaine à cause du vandalisme.
Est-ce que c'est humain de ne pas trouver de logement en rez de chaussée, à une personne de 65 ans, qui ne peut marcher, qui habite 4e étage d'un immeuble sans ascenseurs, et qui est morte avant d'avoir obtenu une mutation renouvelée pendant 5 ans. Sa femme, âgée aujourd'hui de 78 ans a obtenu en 2008, une mutation ,15 ans après, après qu'on lui ait promis, un logement en rez de chaussée, à l'Immaculée, mais en accession à la propriété, à elle qui ne vit qu'avec le minimum retraite.
Accessiblilité quand les abaissement de trottoirs ne permettent pas aux fauteuils d'accéder aux passages protégés, quand les trottoirs sur déformés par les racines et donc inutilisables par les handicapés en fauteuils.
Accessibilité quand les trottoirs de la rue Aristide Briand et de la rue du commandant Gaté, sont encombrés par les voitures et les conteneurs, que ne peuvent déceler les non-voyants qui perçoivent les fauteuils électriques, à hauteur de tête, mais pas les conteneurs, les poubelles et les encombrants au sol les jours de collecte.
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Kirik 06/02/2010 |
on peut lire l'intervention de l'élu label gauche au conseil municipal du 17 décembre, en cliquant ici.
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