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Contexte: 2 élus label gauche ont parcouru "le ruban bleu" le jour de son inauguration, portant un tee-shirt rappelant que le ruban bleu évoquait une certaine idée du monde capitaliste. Ils on été moqués comme grincheux sur le site du parti socialiste. Frédérique précise ici certaines choses sur les questions que se posent certaines nazairiennes et nazairiens sur l'image que renvoie cette rue commerciale, et sur les rapports qu'elle suggère entre des élus de gauche et leur conception de l'attractivité d'une ville... |
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RIDICULE? Vous avez dit ridicule?.
Aucun scrupule de l'esprit d'équipe, qui, reconnaissons le, n'a pas beaucoup d'humour. Le ridicule ne tue pas, mais le mépris de nos élus face aux difficultés et aux priorités des citoyens nazairiens devient consternant. Dans notre ville si attractive, il y a 14% de nazairiens vivant sous le seuil de pauvreté, soit plus d'un nazairien sur sept. La réalité est que dans notre belle ville, de trop nombreux citoyens travaillent en emploi précaire, en interim, comme vacataire, d'autres sont des sans-emploi et la plupart de nos retraités ont une ridicule pension. Ne parlons pas de nos ouvriers des montages exotiques Aker Yards qui percoivent un salaire ridicule pour leur difficile labeur au fond des cales de nos paquebots, dont nous sommes si fiérs.... Tous ceux-là pourront regarder avec envie tous les produits « made in china » de mauvaise qualité et de surcroit plutôt chers connaissant l'exploitation de la main d'oeuvre de ce pays. Nous aurions pu innover en privilégiant des franchises de produits de bassin économique, ce qui aurait permis de valoriser l'industrie française et ses emplois. Que neni. Ainsi je voudrais dire: Que les plus ridicules sont certainement ceux qui prônent une politique de gauche en valorisant un capitalisme débridé, que l'heure n'est plus à la consommation , mais au vu des difficultés de chacun à se loger, à mettre de l'essence pour bosser et à nourrir ses enfants, l'heure est à l'entraide et à la solidarité. Le décalage entre ceux qui croient représenter la population et la réalité des conditions de vie de la plupart des nazairiens est consternante. Il serait temps de se préoccuper de l'essentiel plutôt que de croire que la vitrine et les symboles artificiels de l'attractivité d'une ville en fera son dynamisme. Pas trop de bling-bling, ni trop de mépris s'il vous plait, car on finit par croire que cette équipe municipale est atteinte d'un syndrôme proche de celui d'une droite en décadence. Frédérique |