Retour. Réforme portuaire.
Pour Bussereau  pas question d'innovation sociale. Privatiser, sinon rien!...

Le personnel du "Grand Port Maritime" soutenu par la GGT était en grève depuis le début

du mois de mars pour appuyer les contre- propositions avancées par la CGT en tant qu'alternative, à la réforme portuaire de Sarkozy.Un accord est intervenu le 18 mars, accord qui satisfaisait aussi bien le personnel, que la direction du port et les manutentionnaires.

Que disait cet accord?

Les personnels d'exploitation (grutiers,dépanneurs,agents de maîtrise et bureau d'escale) étaient
détachés dans un "pool"où le port restait majoritaire face aux entreprises de manutention.
Quant au personnel de maintenance il était maintenu au port en régie
Enfin une filiale était créée pour les services d'ingénieries.
Au port restaient les infrastructures, les accès, la gestion du trafic et la sécurité.

Bussereau au vu de cet accord alternatif à la privatisation des ports et au transferts des

personnels dans les entreprises privées, et qui risquait de faire tâche d'huile, a donc convoqué le directeur du port pour le démissionner séance tenante. Retour à la case départ avec la nomination d'un ex directeur de l'exploitation du port pour évidemment mettre en oeuvre la privatisation voulue par Sarkozy et pas autre chose!...
On peut saluer la volonté novatrice de la part de la CGT portuaire qui ne nous avait pas habitués à ça.

Et le paradoxe concernant cette tentative, c'est quelle s'appuie sur une réforme qu'avait combattue avec acharnement la CGT en 1992, car le pool négocié avec les entreprises de manutention et le port,  ressemble furieusement à la mise en place par des dissidents dockers de La CGT d'une structure commerciale "atlantique service maritime" où les dockers sont majoritaires et les patrons de la manutention minoritaires.

Innover localement et socialement est pourtant la réponse incontournable et plus que jamais

nécessaire pour répondre à la crise du capitalisme.
          JM. Leport