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LA RÉGIONALE TRACTO VELO contre le projet d’AÉROPORT

Un peu d’historique….
Conçu dans les années 60 pour accueillir le Concorde, ce projet tablait sur une mise en service en 1985 avec 5 millions de passagers (Nantes Atlantique en compte 2,8 millions en 2008). La métropole de Nantes-Saint Nazaire devait devenir le “ Rotterdam aérien ” de l’Europe… A cette époque déjà, le monde paysan réagit et crée l’Association de Défense des Exploitants Concernés par l’Aéroport Ouest Atlantique (ADECA). Le préfet signe un arrêté de Zone d’Aménagement Différé concernant 1200 ha1. Pendant une vingtaine d’années, le Conseil Général, usant de son droit de préemption2, acquiert des terres. Il est aujourd’hui propriétaire de 845 ha (sur les 1650 nécessaires). Dans les années 80, le projet entre en léthargie. En 1994, des élus de l’Ouest proposent Notre Dame des Landes comme 3ème plateforme parisienne. En 2000, le projet est relancé avec l’argument d’une saturation à venir. Lionel Jospin, premier ministre, donne son feu vert pour lancer les études. L’ADECA est réactivée par les enfants des membres fondateurs et l’Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport (ACIPA) est créée. D’autres associations s’emparent du dossier et, à leur demande, un débat public est organisé en 2002. Ce débat fut démocratique dans sa forme mais pas pour le fond : refus d’étudier plusieurs sujets proposés par les associations. L’argument de la saturation de Nantes Atlantique a toutefois été mis à mal.
Depuis, de nouveaux arguments ont pris le relais : la sécurité des nantais et le développement économique du Grand Ouest. Mais l’aménagement de l’île de Nantes et celui de Sud Loire, conjugués à une volonté de créer une vitrine internationale et de laisser une empreinte personnelle, sont bien les seuls vrais enjeux de ce projet !

Fin 2007, l’enquête d’Utilité publique a donné lieu à un avis favorable par 5 voix contre 2 (chose rare parmi les commissaires enquêteurs !). Le rapporteur a conclu à un « pari sur l’avenir » ! La Déclaration d’Utilité Publique a été officialisée en février 2008. La machine administrative pilotée par le Préfet de Région est en marche avec les soutiens actifs du président de Nantes Métropole (Jean Marc Ayrault), du Conseil général de Loire Atlantique (Patrick Mareschal) et du Conseil Régional des Pays de la Loire (Jacques Auxiette).
Pour échapper aux conclusions du Grenelle de l’Environnement, le projet est désormais appelé « transfert » et Haute Qualité Environnementale !

Un projet aberrant : inutile, destructeur et ruineux
L’actuel aéroport international de Nantes suffit et suffira toujours largement, même en cas d’augmentation du trafic (que nous ne souhaitons pas) ; la sécurité y est de mieux en mieux assurée, la plate-forme peut être grandement optimisée. Construire un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes détruirait 2000 ha de terres agricoles, une cinquantaine d’exploitations, une zone de biodiversité exceptionnelle. Cela favoriserait l’étalement urbain et aggraverait les déséquilibres territoriaux. Cela coûterait de 2 à 3 milliards d’euros et ponctionnerait lourdement les budgets des collectivités locales.

Nous garderons les terres de Notre Dame des Landes
La coordination des opposants au projet regroupe 32 associations et mouvements politiques. La lutte s’amplifie d’année en année. Depuis octobre 2007, il y a chaque jour deux personnes en permanence devant le Conseil général de Loire Atlantique pour dénoncer le gaspillage d’argent public et de terre agricole : c’est l’opération Citoyens Vigilants. L’été 2009 a été marqué par une formidable aventure humaine et politique avec la Semaine de Résistance qui incluait le premier Camp Action Climat en France. Depuis plusieurs mois, les soirées d’information se multiplient en Loire Atlantique et dans les départements limitrophes : au cours de ces réunions nous montrons l’inutilité et l’absurdité du projet ainsi que des propositions alternatives pour limiter ou arrêter le survol de Nantes. Un collectif d’élus qui doutent de la pertinence du projet a été créé en juin 2009. Il réunit actuellement plus de 500 adhérents de familles politiques diverses.
"LA RÉGIONALE TRACTO VÉLO contre le projet d’AÉROPORT"
s’inscrit dans cette lutte dans le contexte des élections régionales du 14 mars 2010