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NOS LIBERTES SONT EN DANGER,
Nous sommes tous des énergumènes !.
Quatre personnes ont été inculpées, victimes de s'être protégées et défendues des attaques et violences policières. Nous sommes des milliers de citoyens qui ce jeudi 29 janvier à témoigner de cette agression illégitime des forces de l'ordre. En réponse d'une demande d'entretien avec le représentant de l'état, le sous-préfet a déployé les forces de l'ordre. Cependant, ceux-ci ont mal évalué l'ampleur de la manifestation. Aucune sommation claire de dispersion n'a été donnée .Malgré la présence d'enfants, de personnes, âgées en proximité de la sous-préfecture, la police a paniqué et n'a pas hésité à utiliser des bombes lacrymogènes, bombes assourdissantes. Alors que le reste de la manifestation se déroulait dans une ambiance bon enfant,des manifestants ont été témoins d'un désordre et même de matraquage arbitraire de nos jeunes. Ces provocations ont déclenché des émeutes de colère devant ces méthodes brutales agres- sives de la police sur des personnes isolées et en incapacité de se protéger. Des jeunes ont gardé des traces, des équimoses de ces attaques. Aujourd'hui, ce sont quatre victimes de ces violences qui se retrouvent en prison. Quatre hommes qui pour l'un prenait des photos, l'autre a eu les tympans arrachés sous l'effet d'une bombe assourdissante et qui tentaient de se protéger dans la confusion. Les deux autres ont exprimé une colère trop longtemps contenue devant le marasme de leur vie de chômeur,d'exclusion et d'isolement social. Quel est le crime de ces hommes: d'avoir été porté par un mouvement dans lequel chacun s'est laissé emporter par l'ampleur de cette manifestation? Quel est l'objectif de nos gouvernants ? Tout simplement d'instaurer un climat autoritaire et autocratique, imposer par la force et la violence économique .Ainsi, ce sont toujours les plus fragiles, chômeur, intérimaires, précaires, tout ceux que le système a mis au banc de la société qui sont les boucs émissaires de ce marasme économique conséquence de politiques laxistes. Tous ceux qui font tâche dans le paysage, à l'attractivité de notre ville. Si j'insiste sur ce fait , c'est que ces quatre hommes ont été qualifiés d'énergumènes par notre Maire. Ce qui est grave, c'est que non seulement, ils ont perdu toute dignité toute fierté d'honnête citoyen en perdant leur statut d'autonomie que leur procurait un salaire, mais aussi leur statut d'homme. Or ces quatre hommes vivent actuellement en prison .Déjà déshumanises, ils seront totalement infantilisés, humiliés dans ce lieux digne des geôles du moyen âge. Dans notre belle ville, il y a des projets d'attractivité et de rayonnement, mais il existe aussi un profond mépris pour tous les énergumènes selon les propos de notre Maire. Or qui sont ces énergumènes nazairiens qui se permettent de crier et de manifester leur désespoir?Demain, nous serons des milliers à être des énergumènes potentiels sans perspective d'avenir, anxieux de savoir comment vivre et faire vivre nos familles. Est- ce la prison qui nous attend? Pourquoi, la Région trouve t-elle des millions pour soutenir nos entreprises du bâtiment et il n'y a jamais de moyen pour accueillir,mettre en place un réseau d'accueil de soutien financiers et humains pour accompagner ces hommes qui souffrent dans leur dignité de n'être que des exclus. Culpabilisés de surcroît par la justice d' anesthésier leur douleur et leur isolement en s'alcoolisant. Des millions pour les patrons, la prison pour les chômeurs. Euh, c'est un peu fort, mais vrai. Non? De l'attractivité pour les honnêtes habitants, de la captivité pour toutes les victimes, chômeurs,intérimaires, vacataires. Notre Maire en condamnant ces quatre hommes, condamne par delà beaucoup de citoyens qui eux comprennent leur colère. La prison c'est criminaliser ceux qui sont victime de cette drôle d'idée du monde. Cette politique et ces méthodes de notre Maire se calquent sur une vision binaire qu'il a de ses citoyens. Dans ce monde de compétition à l'attractivité, il y aurait les élus, les gagnants, et des perdants, ceux qui ne s'adaptent plus .Mais combien seront nous demain à ne plus pouvoir s'adapter à ce monde? Combien d'énergumènes dans la rue va t-il falloir, combien de victimes, de blessé devront nous compter avant que nos élus prennent la mesure de ce marasme social? Nous sommes dans l'opposition pour réveiller les conscience: Citoyen nazairien, mobilisons nous ensemble pour exiger un soutien financier de la région à la hauteur du million donné aux entreprises pour palier à nos salaires de survie. Exigeons la libération de tous les prévenus de ce jeudi noir. Exigeons de nos élus un soutien et non un mépris. |