Je proposerai de dissocier cette délibération en deux votes dans la mesure où elle prévoit la signature de deux baux distincts et où je souhaite attirer l’attention du Conseil municipal sur les conséquences de l’utilisation de la formule du bail emphytéotique administratif pour étendre, restructurer et gérer ces deux établissements pour personne âgées.
S’agissant de la restructuration, de l’extension et de l’exploitation de la résidence Louise Michel, je m’ABSTIENDRAI.
Il s’agit, en effet, d’une privatisation de cette structure, certes au profit d’un opérateur mutualiste, mais tout de même d’une privatisation…Quid du statut du personnel en place dans cet établissement relevant actuellement du CCAS?
s’agissant de la création et de la gestion du nouvel EHPAD Grenapin, je voterai POUR en raison des besoins de la population.
Toutefois et d’une manière générale, je voudrai exprimer mon opinion sur la tendance fâcheuse qu’ont les collectivités publiques à recourir depuis 2004 à la procédure du bail emphytéotique ou autre formule de Partenariat Public Privé (PPP).
Le postulat de départ selon lequel la maîtrise d’ouvrage et la gestion publique seraient moins performantes en terme de délais, de coût et de performance technique que la maîtrise d’ouvrage et la gestion privée, est pourtant loin d’être démontré, notamment en terme financier.
Rappelons que les chefs de file des consortium qui candidatent à ces opérations sont des sociétés financières, dont l’objectif essentiel est de faire fructifier leur capitaux. Nous aurons la réponse par l’évolution des prix de journée qui s’imposeront aux résidents et leurs familles dans quelques années.
Plus généralement et sur un plan strictement financier et comptable, on ne peut que critiquer ces montages qui aboutissent à externaliser - et en définitive à masquer – l’endettement des collectivités publiques (Etat, Région, département, commune….).
Dans ces temps où l’on voit des Etats, comme la Grèce, tutoyer la faillite et la banqueroute, on ne peut qu’être inquiets si il fallait un jour réintégrer dans les bilans financiers des collectivités ces dettes transférées techniquement dans les comptes du secteur bancaire.
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